Nouveau venu qui cherches Rome en Rome,
Et rien de Rome en Rome n’apperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcz que tu vois,
      Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine : et comme
Celle qui mist le monde sous ses loix
Pour donter tout, se donta quelquefois,
      Et devint proye au temps, qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement,
Le Tybre seul, qui vers la mer s’enfuit,
      Reste de Rome. O mondaine inconstance !
Ce qui est ferme, est par le temps destruit,
Et ce qui fuit, au temps fait resistence.

Les Antiquitez de Rome, III.

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